Je suis toujours vivant !
Oui, je vous l’accorde, on aurait pu finir par en douter vu la date du dernier post… Mais ne vous plaignez pas trop toutefois, la plupart d’entre vous ont été submergés par mes mails interminables!
Alors… Après presque 4 mois de plus au pays de la soie, qu’est-ce qu’il va bien pouvoir nous raconter?
Quand on est face à ce genre de situation, sans avoir donné de nouvelles pendant une très longue période, on est toujours assez embêté. J’ai trop d’anecdotes, de pensées à vous faire partager… comment choisir celles qui auront le privilège de venir orner cette modeste page? ;)
J’ai finalement pris la décision de vous faire simplement une update de mon ressenti avec quelques mois de recul. Quels sont mes a priori qui ont évolué? Qu’ai-je découvert entre-temps?
Ce qui a changé:
Je parle chinois. Bon attention, faut rester modeste avec le chinois!! Ce que je veux dire, c’est que j’ai moins besoin d’utiliser des mimes pour me faire comprendre ;) L’idée que je me faisais de l’apprentissage du chinois a toutefois bien évolué.
La désillusion. Avant de venir en Chine, je pensais vraiment qu’après avoir passé quelques mois, immergé dans un pays, n’importe qui finirait forcément par parler couramment. Cela reste probablement vrai pour des langues latines proches du français (anglais, espagnol, portugais, italien…) mais ABSOLUMENT pas pour le chinois. Bien qu’ayant beaucoup progressé, je reste très très loin d’avoir un niveau équivalent à mon anglais, et je réalise maintenant qu’il me faudra au moins un an et demi pour pouvoir acquérir un chinois qui me permettrait de travailler exclusivement en chinois (en étudiant sérieusement et en sautant des niveaux). La plupart des étudiants de ma classe ont déjà étudié quelques années dans leur pays d’origine plus maintenant une année en Chine, et leur chinois est à peu près comme le miens après un semestre.
Je peux donc vous dire maintenant que ce n’est pas un mythe, l’apprentissage du chinois est laborieux. Mais c’est aussi pour cela qu’il a tant de valeur aux yeux des employeurs! Et puis QUELLE SATISFACTION personnelle on éprouve quand on commence à devenir autonome. La semaine dernière, j’ai décidé de surfer sur des sites web en chinois pour chercher mon billet pour HK, convaincu que je trouverais des tarifs préférentiels. ça n’a pas manqué, j’ai trouvé un billet A/R (en passant par Shenzhen) pour environ 1500RMB au lieu de 3500-4000 sur des sites en anglais. Après avoir réservé mon billet, j’ai reçu un appel pour convenir du mode de paiement et des modalités de délivrance du billet. Vous ne pouvez pas imaginer quelle satisfaction on éprouve quand on raccroche et qu’on se dit: “ça y est ! J’ai réussi à réserver un billet de A à Z en chinois! WAO!”
Le climat. Bon évidemment, voilà le point qui a le plus changé depuis la dernière fois… IL fait froid à Pékin! Je suis quand même très surpris, moi petit indigène d’une île tropicale d’y avoir survécu. Il y a quand même des circonstances atténuantes… Tout d’abord, le froid de Pékin est TRES sec, ce qui le rend (à température égales) bien plus supportable que le froid de Paris. (Le fait qu’il soit si sec occasionne toutefois un autre problème dont je discuterai dans un prochain post intitulé: “Mon cauchemar de l’électricité statique” ;) ET… ET… ET… contrairement à tout ce que vous avez pu voir et revoir et entendre de ce qu’on vous a martelé aux infos en France, le ciel de Pékin n’est pas DU TOUT gris, honnêtement venant d’un parisien, toute critique sur le ciel de Pékin ne peut pas être prise au sérieux. J’ai vécu 4 ans à Paris, et en hiver, le ciel est quasiment tout le temps gris. A Pékin, c’est exactement l’opposé, le ciel est quasiment tout le temps d’un bleu azur et le climat TRES ensoleillé. C’est simple, depuis que l’hiver a commencé, il n’a JAMAIS plu une seule fois. Remarque, heureusement, sinon je me demande comment on survivrait à la pluie avec ce froid…
Ce qui n’a pas changé:
Je me plais toujours comme au premier jour. Ma première impression sur les gens n’a pas changé. Les pékinois sont définitivement véritablement sympathiques. Maintenant que j’ai pu en discuter avec des amis ayant vécu dans d’autres villes, tous affirment que les pékinois sont particulièrement chaleureux et rieurs (en comparaison avec ceux de Shanghai ou Hong Kong par exemple).
Je veux rester! Voilà qui va clore ce post aujourd’hui. Oui cela n’a pas changé, je veux rester!! Bon je suis bien entendu ravi de rentrer en France pendant les vacances pour revoir ma famille et mes amis mais j’ai vraiment trouvé mon pays d’adoption pour encore quelques années tout au moins…
